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EUROPE
En Europe les activités de la location multiservices de véhicules utilitaires et de camions sont représentés via la FNLV (Fédération National des Loueurs de véhicules) à Leaseurope.
Leaseurope réunit les activités de location opérationnelle de véhicules - voitures, utilitaires et camions - en courte et longue durée, et les activités de location financière de véhicules, regroupées dans 46 associations nationales, présentes dans 34 pays et représentant :
- 92 % du marché européen de la location
- 8500 sociétés de location en Europe et plus de 200 000 salariés
- 16,5 millions de véhicules sur les routes européennes
- 5,5 millions de nouvelles immatriculations
- 35 % des immatriculations de VP
- 6,5 % du parc total VP et 16 % du parc VU.
Au delà des chiffres, en réunissant les expertises et les ressources des deux activités de location Leaseurope offre une plus grande synergie et une plus grande efficacité dans le traitement des nombreux dossiers européens qu’ils soient économique, technique, réglementaire ou sectoriel et contribue à renforcer la place de ses membres au sein du secteur automobile.
La libéralisation de la location de véhicules industriels pour le
transport de marchandises dans l’Union européenne.
La libéralisation de la location de véhicules industriels pour le transport de
marchandises dans l’Union européenne est un dossier stratégique pour les
entreprises françaises de ce secteur.
Ces entreprises disposent d’un savoir faire reconnu sur le marché français, deuxième en
Europe après le Royaume Uni.
Or la réglementation de la location de véhicules industriels en Europe est encore
insuffisamment harmonisée pour leur permettre d’exercer leur activité dans des Etats
membres à fort potentiel comme, l’Espagne, l’Italie et à un degré moindre le Portugal et le
Danemark (cf. tableau en fin de texte).
TLF a entreprit de réouvrir ce dossier resté au point mort depuis plusieurs années.
Après avoir rencontré le Commissaire Jacques Barrot en février 2008, TLF a convaincu
l’Association européenne des loueurs (Leaseurope) de reprendre également le dossier.
Un groupe de travail de Leaseurope a réuni en janvier les représentants des différents Etats
membres intéressés par la libéralisation de la location de véhicules industriels pour
harmoniser leurs démarches auprès de leurs autorités nationales compétentes en vue
d’obtenir que ce dossier soit repris par la Commission européenne pour aboutir à une
nouvelle proposition de directive.
De leur côté, les loueurs français demandent aux représentants du secteur des transports
pour la France auprès de la Commission Européenne de soutenir leur action, le moment
venu – lorsque ce dossier sera inscrit dans l’agenda de la Commission – et d’oeuvrer
également dans ce sens auprès de leurs homologues dans les Etats membres concernés.
La libéralisation de la location de véhicules industriels dans l’Union
Européenne : une nécessité pour la compétitivité de l’économie.
Les loueurs considèrent qu’une complète libéralisation du secteur de la location de
véhicules industriels sans conducteur est un élément indispensable à l’amélioration
de la compétitivité de l’économie.
Les obstacles à la libéralisation de la location de véhicules industriels sont contraires au
principe de la libre prestation de service prévue par le Traité et, par ailleurs, constituent une
discrimination dans l’offre des moyens de transport routier de marchandises.
Or, la location de véhicules industriels contribue à une plus grande efficacité du système de
transport dans son ensemble :
- en offrant aux opérateurs du transport un parc de véhicules et des services adaptés en
permanence à leurs besoins,
- en abaissant les coûts de transport par une meilleure utilisation des véhicules, et donc
aussi, grâce à la mise en oeuvre des véhicules de location :
- en assurant une meilleure utilisation des infrastructures notamment en milieu urbain, en
optimisant la gestion du parc on peut transporter autant de marchandises avec moins de
véhicules.
- en contribuant à préserver l’environnement du fait de la qualité des véhicules, récents,
bien entretenus donc moins polluants et plus sûrs.
Pour toutes ces raisons les loueurs souhaitent que le dossier de la libéralisation soit
réouvert. Plusieurs mesures permettraient de poursuivre la libéralisation du marché
de la location de véhicules industriels dans l’Union Européenne.
• Harmoniser les règles d’accès à la profession
L’accès à la profession doit être le même dans tous les Etats membres.
Aujourd’hui il est plus facile pour une entreprise Espagnole de s’implanter en France où le
marché est totalement libéralisé, que pour une entreprise française de s’établir en Espagne
ou les modalités d’accès sont très contraignantes.
Certes, il n’y a pas de distorsion de concurrence pour l’accès à la profession entre les
entreprises résidentes et celles des autres Etats membres, mais il y a bien une distorsion au
regard de l’objectif du marché des services et de l’offre de services.
• Harmoniser les règles d’accès au marché
L’article 3.2 de la directive doit être supprimé.
Les entreprises industrielles ou commerciales doivent pouvoir être libres de
choisir parmi l’ensemble des formules disponibles, celle qui va satisfaire leurs
besoins pour livrer leurs produits ou marchandises.
Aujourd’hui, une entreprise établie dans un Etat membre qui applique l’article 3.2 qui veut
transporter ses marchandises dans un véhicule de 6 tonnes et plus, n’a pas d’autres choix
que d’acquérir le véhicule ou de faire appel à une entreprise de transport.
Cette situation est en contradiction avec l’esprit du marché unique et constitue une entrave à
l’internationalisation des entreprises industrielles et commerciales en matière de transport.
• Libéraliser le marché intracommunautaire
Une entreprise industrielle ou commerciale établie dans un Etat membre doit
pouvoir prendre en location un véhicule auprès d’une entreprise établie dans
un autre Etat membre.
Aujourd’hui le marché européen de la location n’existe pas, alors que le marché des
transports routiers de marchandises est largement libéralisé.
Une entreprise industrielle ou commerciale peut faire appel à une société de transport établie
dans un autre Etat membre pour faire effectuer ses transports nationaux (cabotage), comme
internationaux, alors que cette même entreprise ne peut toujours pas faire appel à un loueur
d’un autre Etat pour disposer d’un véhicule.
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