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Commission Aérien Dossier en cours

Signature fin 2016 d’un accord commun IATA-FIATA Air Cargo Program (IFACP)

Elle constitue un pas très important pour la normalisation des bonnes relations entre commissionnaires de transport et compagnies aériennes au niveau de leurs organisations internationales représentatives. Rappelons que TLF Overseas est membre de l’Airfreight Institute de FIATA signataire de l’accord avec IATA.

Ce nouvel accord prévoit notamment une gouvernance partagée représentant compagnies aériennes et commissionnaires de transport et un programme mondial de rénovation des critères d’habilitation au IATA CASS pays par pays (chambre de compensation qui gère la relation de facturation entre les compagnies aériennes et leurs clients commissionnaires de transport).

L’IFACP pourra se saisir de tout sujet recouvrant l’industrie du fret aérien tel que les questions de sûreté et de sécurité, le transport des batteries au lithium, le développement du e-commerce, ainsi que le programme efreight.

Le projet de ciblage du fret aérien PLACI

Dématérialisation et Programme e-freight

Avec le programme e-freight, les documents papiers qui accompagnent une expédition aérienne sont remplacés par des données électroniques que s’échangent tous les acteurs du secteur (chargeurs, commissionnaires de transport, compagnies aériennes et agents de handling) du point d’origine au point de destination et avec la collaboration des administrations douanières et de l’aviation civile. TLF Overseas participe activement à ce dossier d’envergure sur un plan national, européen et international.

ACTIONS TLF OVERSEAS

2016 a été l’année de la consolidation avec un Forum eFreight organisé à Roissy qui a réuni près de 300 professionnels et a permis de sensibiliser un certain nombre d’entreprises sur la démarche avec l’aide de celles déjà bien investies. Une journée eFreight spécialement consacrée aux agents de handling transitaires (GHA) et aux general sales agent (GSA) a également été organisée au cours de l’année et a permis d’identifier les points d’amélioration en matière de dématérialisation des documents de transport aérien de marchandises.

En 2017, l’objectif initié par TLF Overseas est d’encourager davantage de compagnies aériennes à proposer des solutions de dématérialisation à leurs clients commissionnaires
de transport, notamment à l’export. TLF Overseas travaille régulièrement avec les compagnies aériennes et leur organisation internationale IATA sur le dossier.

CIN nouvelle génération (Cargo Community System (CCS) aérien: le CIN (Cargo Information Network))

Le CIN est une plateforme d’échange d’informations ouverte à l’ensemble des utilisateurs du fret aérien quels que soient le sens, la nature et la quantité des flux partant, arrivant ou transitant par une plateforme aérienne française (métropole, outre-mer). L’enjeu est également la dématérialisation des procédures et la nécessaire visibilité dont a besoin l’administration des Douanes pour mener à bien les missions de contrôle qui lui incombent.

 

CIN - FRANCE

Transport des produits pharmaceutiques et produits de santé

TLF Overseas contribue depuis plusieurs années à encourager pouvoirs publics et gestionnaires de plateformes à se saisir du sujet et à oeuvrer collectivement aux côtés des entreprises pour assurer la pérennité des flux de fret pharmaceutiques avionnés au départ des plateformes aéroportuaires françaises.

En 2016, TLF Overseas a participé avec ses entreprises adhérentes aux réunions de préparation du programme CEIV – Center of Excellence for Independant Validators organisées par Groupe Aéroport de Paris et avec le soutien actif de IATA.

Le IATA CEIV est un programme mondial de certification visant à assurer la qualité et le maintien en température dirigée des produits de santé traités par tous les opérateurs de la supply chain du fret aérien, notamment pendant les phases de traitement au sol des marchandises. Début 2017, le président de TLF Overseas Herbert de Saint-Simon était aux côtés du président de Groupe ADP Augustin de Romanet et du directeur général de IATA Alexandre de Juniac pour lancer le démarrage officiel de cette certification à Roissy-CDG.

Une dizaine d’entreprises de la chaîne du fret aérien constituent cette première vague de certification CEIV dont plusieurs commissionnaires de transport membres
de TLF Overseas.

CASS : Cargo Agent Settlement Systeme

TLF Overseas co-organise avec IATA les réunions ALWG France (Agent Liaison Working Group) qui traitent de l’ensemble des sujets relatifs à la relation commissionnaires de transport-compagnies aériennes dont le CASS constitue un volet majeur. En 2016, TLF Overseas a demandé et obtenu du IATA CASS Policy Group (CPG) le détail des frais et surcharges annexés au coût du fret et comptabilisés mais non détaillés par les compagnies aériennes à leurs clients. Ceci pour une meilleure transparence et meilleur fonctionnement de l’outil CASSLink.

Depuis début 2017, TLF Overseas organise avec la participation de IATA France des séances pratiques pour aider les commissionnaires de transport à résoudre leurs cas d’espèces dans le process de facturation avec les compagnies aériennes.

PLACI (Pre-loading Advance Cargo Information)

Dossier charnière entre les opérations aériennes et douanières. Précédemment dénommé PRECISE (Pre-loading Consignement for Secure Entry) et désormais PLACI, ce programme européen pour le fret aérien (general cargo, postal, express) est basé sur une analyse de risques effectuée par l’autorité douanière du 1er pays d’entrée de la marchandise dans l’Union Européenne. Il existe également 2 dispositifs similaires en cours d’élaboration pour le ciblage du fret aérien préalable au chargement à destination des USA (programme ACAS) et du Canada (programme PACT).

Finalité : transmission anticipée de 7+1 données pour le fret aérien (niveau HAWB).

ACTIONS TLF OVERSEAS

Le commissionnaire de transport transmettra les données marchandises (HAWB), la compagnie aérienne transmettra les données du vol (Cargo Manifest) aux automates de sûreté des Douanes. Pour des raisons de confidentialité et de responsabilité, chacun transmettra ses données par son propre canal de diffusion en toute confidentialité, d’où le multiple filing.

Conséquences pour le commissionnaire de transport/représentant en douane :

  • Etre capable de récupérer les données de la part d’une agence ou d’un agent et ce, dans les délais impartis (avant chargement du fret dans l’avion, la fonction « do not load » devant pouvoir être activée par la Douane avant le départ de l’avion dans le pays tiers).
  • Etre capable de transmettre ces informations 7j/7 et 24h/24 en vue de permettre le ciblage (risk assessment) par l’automate de sûreté de la Douane.
  •  En cas de données erronées ou incomplètes, l’autorité douanière pourra demander un complément d’informations au commissionnaire et/ou à la compagnie aérienne.
  •  D’un point de vue opérationnel, il est possible que les compagnies aériennes modifient leurs heures limites d’acceptation (HLA) pour les remises de marchandises en magasins.

Reconstruction d’une interprofession du fret aérien en France – ACFA

aeroportTLF Overseas avec Groupe Aéroports de Paris (ADP), Air France Cargo, SYCAFF, WFS, la Direction Interrégionale des Douanes de Roissy Fret, la Direction Générale de l’Aviation Civile, CIN France et Sodexi ont décidé de relancer la construction d’une interprofession du fret aérien en France.

Cette association succédera au CIF - Comité Interprofessionnel du Fret des Aéroports Parisiens constitué en 1996.

ACTIONS TLF OVERSEAS

2016 a été l’année de construction du nouvel outil CIN ng (nouvelle génération). Il est opérationnel depuis janvier 2017 sur toutes les plateformes parisiennes et en province et propose de nouvelles fonctionnalités, notamment un suivi des marchandises dématérialisé pour tracer la marchandise à la fois douanièrement et logistiquement dans les magasins de transit situés sur les aéroports.

Par ailleurs, le CIN est aussi vecteur de dématérialisation au travers de l’efreight. L’outil informatique reçoit et affiche les statuts des messages de la lettre de transport aérien électronique (eAirwaybill) et du document de sûreté (eCSD) envoyés par les commissionnaires de transport. à l’initiative d’Air France Cargo, de TLF Overseas et de CIN France un travail sur la dématérialisation de la procédure papier des marchandises dangereuses (eDGD) a débuté en 2017 avec le concours d’entreprises volontaires pour réaliser des tests (chargeurs, commissionnaires de transport, emballeurs, compagnies aériennes et agents de handling).

Interview Philippe Souloumiac
Co-Président Commission Aérienne

Vice-Présidents de la Commission Aérien : Philippe Souloumiac

Vice-Présidents de la Commission Aérien : Philippe Souloumiac

Après plusieurs années d’expériences en matière d’efreight, comment KWE a abordé 2017 ?

- Dans la continuité des 3 dernières années car c’est un changement sur le long terme :

- Augmentation au maximum des remises sans LTA (E-AWB) au départ de France ;

Démarrage des premières expéditions sans plus aucun document, en E-freight, lorsqu’il n’y a pas de contraintes particulières.

2015 : année de démarrage avec des compagnies réellement demandeuses comme Air France, Cathay et Lufthansa

2016 : montée en puissance des remises en E-AWB : 29 % de nos expéditions aériennes au départ de nos bureaux de Roissy mais aussi de province ont pu être remises aux compagnies aériennes en E-AWB – Démarrage avec 4 compagnies supplémentaires à notre demande : Korean, All Nippon Airways, Quatar, Swiss. Plus de 1000 LTA papier économisées.

1er trimestre 2017 : Très bon début d’année : 44 % de nos expéditions aériennes (vs 2016 : 29 %) ont été remises aux compagnies aériennes en E-AWB, notamment grâce au démarrage avec Eva Air. Nous avons maintenant un partenariat avec une dizaine de compagnies aériennes. En associant encore 4 ou 5 compagnies majeures, nous devrions pouvoir passer les 50 %.

Quelles sont vos priorités au niveau mondial et marché français ?

Notre système informatique nous permet maintenant de transmettre des visuels des LTA, manifestes et des documents associés aux expéditions. Nos bureaux KWE destinataires reçoivent également les informations via notre système informatique et nous recevons l’appui de notre siège japonais qui pousse l’ensemble des bureaux à évoluer vers l’E-freight.

Certains pays posent encore problème comme la Chine, mais il faut garder confiance pour que la majorité des pays destinataires signent des accords sur la dématérialisation et notamment avec les douanes. Il faut également que nos bureaux à travers le monde se sentent prêts à ne plus recevoir de documents avec le fret. C’est un changement de longue haleine.

Bien que les habitudes commencent à évoluer, il ne faut pas sous-estimer les changements que le procédé « E-freight » implique dans l’établissement des documents, le traitement et la transmission des informations. Celles-ci circulent plus vite, mais il faut mettre en place des contrôles différents que ceux traditionnellement utilisés pour que les informations soient fiables. Il faut donc adapter nos contrôles aux nouvelles façons de procéder.

Le défi, encore pendant quelques années, c’est de maintenir les 2 façons de faire : papier et information électronique.

Quelles avancées, et quels freins rencontrez-vous avec les cies aériennes ?

Quelques compagnies ont été de vrais leaders pour lancer cette dématérialisation mais la plupart des compagnies n’acceptent toujours pas les remises dématérialisées.

Certaines compagnies un peu réticentes ont finalement acceptées nos E-AWB; en leur apportant notre expérience et en les sécurisant lors des périodes de test, elles se sont lancées au moins sur une partie des flux. Toutefois, elles ont encore des difficultés à accepter l’ensemble des expéditions sans exception. Certaines refusent les E-AWB pour les matières dangereuses, d’autres par rapport aux destinations.

Le single process n’est pas vraiment en place dans la plupart des compagnies. C’est pourtant un point important pour les transitaires de pouvoir remettre l’ensemble des expéditions. Sans quoi, la gestion des expéditions devient vite problématique. Au-delà de 15/20 compagnies qui sont en passe de pouvoir accepter ces expéditions dématérialisées, il reste de nombreuses compagnies qui ne semblent pas encore prêtes :

  • Système informatique ne pouvant gérer ces flux
  • Manque de connaissances techniques
  • Réticences au niveau des sièges
  • Compagnies représentées par des GSA…

La difficulté c’est que l’ensemble des compagnies acceptent d’évoluer au plus vite. 2 leviers possibles :

  • IATA pourrait nous aider à ce que la majorité des compagnies passent le pas.
  • Les assistants compagnies peuvent également être facilitateur car c’est souvent eux qui récupèrent, traitent et alimentent les FWBs, à travers leur propre système informatique.

Votre message aux commissionnaires de transport qui ne se sont pas encore lancés dans la démarche ?

C’est aussi de la responsabilité des transitaires de s’engager pleinement dans cette démarche. Une analyse des flux sur lesquels c’est possible est nécessaire : Destination/type de fret/compagnies utilisées. Elle permet de commencer étape par étape avec une ou deux compagnies. La complexité n’est pas si grande. La plupart des transitaires envoient déjà des informations électroniquement. C’est en généralisant la pratique que nous pourrons vraiment tirer profit de cette évolution du métier.

Commission Aérien Dossier en cours was last modified: novembre 21st, 2017 by Union TLF